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Actualité

Penser (à) l’Opéra, mon premier ouvrage collectif académique
Pas moins de huit disciplines scientifiques se retrouvent au cœur de cet ouvrage que j’ai eu le plaisir de diriger, imaginé à la suite de notre séminaire de décembre 2019.

 

 

 

Gérer une organisation à but non lucratif, mon premier manuel chez Dunod
Associations, fondations, établissements publics, derrière l’étiquette « OBNL » se cachent de nombreuses réalités. Je suis heureux de publier ce manuel que j’ai imaginé comme un équilibre entre théorie, pratique et applications.

Mon parcours en chiffres

26

Articles scientifiques publiés

14

Contributions de vulgarisation

6

Années d’enseignement

3

Ouvrages personnels ou collectifs

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  • Quelques mots d’accueil

    Ecrire est, pour moi, un besoin, une nécessité. Un besoin d’exprimer ses idées.
    Les confronter, les réinterpréter, les réaffirmer pour construire sa pensée et ce que l’on est.

    S’engager, c’est aussi, au-delà du contenu de l’engagement, porter un message : expliquer pourquoi agir est une nécessité, pour soi, pour les autres, pour le présent et pour l’avenir.

    C’est enfin transmettre une passion et une énergie. Proposer à chacun une nouvelle vision de l’action individuelle et collective.

  • Transmettre

    Transmettre est la raison d’être et d’agir de mes activités. Avec Laurent Alexandre, je considère que « professeur est le métier le plus important au XXIème siècle. » (in La guerre des intelligences, JCLattès).

    Ce site est un moyen parmi tant d’autres pour assurer la transmission de ce qui me stimule, et, par-là même, de fixer par écrit le parcours et le fil de pensée qui m’a conduit à jusqu’à la recherche académique en sciences de gestion.

    Guillaume PLAISANCE

Mes dernières publications

Articles, tribunes, chroniques, recensions, humeurs...

Accroître l’impact perçu des associations : le rôle des mécanismes spontanés et spécifiques de gouvernance

Les associations voient leur rôle s’accroître dans la société, conduisant à des exigences de gouvernance et d’évaluation de leur impact de plus en plus fortes de la part de leurs partenaires. Or, la littérature dédiée à l’impact des associations est encore émergeante, d’autant plus que le concept même d’impact est subjectif et construit, notamment par les parties prenantes. Cette recherche s’intéresse alors au rôle des mécanismes spécifiques et spontanés de gouvernance dans la détermination de l’impact d’une association. Ces mécanismes se focalisent en effet sur les rapports entre les associations et leurs parties prenantes, et en particulier la confiance, la satisfaction, l’engagement et l’influence mutuels. Une approche subjective et réputationnelle du concept d’impact est retenue, combinée avec le cadre mercatique d’évaluation proposé par Rey García, Álvarez González et Bello Acebrón (2013). Le terrain correspond aux étudiants de l’Université de Bordeaux, dans la mesure où les étudiants sont connus pour un plus fort niveau d’engagement associatif que les autres générations (à l’exception des retraités). Un questionnaire leur est proposé au sujet des concepts de gouvernance, d’impact, de contribution et des quatre mécanismes de gouvernance. 311 retours ont été obtenus. La méthode d’analyse retenue est celle dite PLS-PM, Partial Least Squares – Path Modeling. La gouvernance a bien un effet sur l’impact organisationnel, tel que postulé. Ce lien direct n’est pas intégralement retrouvé dans le détail des mécanismes de gouvernance. L’impact perçu par les parties prenantes (ici, les étudiants) s’explique notamment grâce à l’engagement et à l’influence mutuels avec les parties prenantes et leur contribution. Cette étude contribue alors à la compréhension du lien entre la gouvernance et la notion d’impact associatif et propose en outre un cadre d’analyse de l’impact associatif qui peut être réutilisé par les organisations mais aussi leurs partenaires. Cette étude contribue également à la réflexion sur les relations qu’entretiennent les associations et leurs parties prenantes. Elle permet de faire émerger une vision réciproque (mutuelle) de la relation (et non plus seulement des parties prenantes vers l’association), régulièrement négligée par les recherches sur l’impact mais déjà soulignée par les travaux sur la gouvernance. Du point de vue de la gouvernance, ce travail propose de piloter les mécanismes spécifiques et spontanés. Même spontanés et en cela moins saisissables, les mécanismes qui portent sur les relations avec les parties prenantes peuvent être mobilisés et deviennent des leviers pour améliorer l’impact de l’association. Ainsi, les résultats enjoignent les associations à mettre en place d’une part une stratégie de priorisation dans la gestion de leurs parties prenantes et d’autre part une étude approfondie des mécanismes qui permettent de maximiser la contribution de chaque partie prenante à l’impact organisationnel. Une stratégie globale nierait les particularités des différentes parties. Pour mener cette étude, le questionnaire utilisé peut se révéler pertinent. Enfin, les résultats ont aussi des effets pour les parties prenantes des associations, et notamment celles qui les évaluent et les financent. La relation entretenue avec l’association est tout aussi cruciale qu’une évaluation classique. Ainsi, une approche plus subjective pourrait constituer un nouveau filtre d’évaluation..

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Nonprofit Organizations 1 Year After the Covid-19 Crisis: Understanding How the French Voluntary Sector is Opening up to Adaptations Related to Societal Orientation

Les organisations à but non lucratif (OBNL) occupent une place cruciale dans la société. Cet article étudie les déterminants de leurs adaptations managériales en lien avec l’orientation sociétale, telles que la focalisation sur les partenaires, l’adaptation des relations avec les bénévoles, la prévention de la négligence à l’égard des bénéficiaires et des membres, et enfin la refonte de l’organisation interne. L’enquête menée auprès des associations françaises un an après la Covid-19 montre que les conseils d’administration ont souvent perdu leur caractère collectif et que les quatre adaptations liées à l’orientation sociétale s’expliquent spécifiquement par l’accès à des ressources clés. Les résultats démontrent l’importance de la gestion de la dépendance des ressources humaines et éclairent le processus de prise de décision pendant la crise. Les contributions portent sur les déterminants de l’orientation sociétale, sur la nécessaire mobilisation individuelle et collective des ressources humaines dans la gouvernance non lucrative et sur l’importance d’une approche complexe et paradoxale de la prise de décision. L’approche théorique originale offre également des perspectives pour les organisations à but non lucratif, en temps de crise mais aussi dans des circonstances plus stables.

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L’impact de la gouvernance sur les engagements sociaux et environnementaux des organisations à but non lucratif : une analyse quantitative des données de 182 associations françaises

Cette étude cherche à répondre aux questionnements des associations quant à la pertinence de la gouvernance et propose une réflexion par champ institutionnel plutôt qu’une approche globale pour toutes les associations. Après avoir formulé un corpus d’hypothèses basées sur les travaux de recherche menés sur les organisations non-lucratives et la théorie néo-institutionnelle, les pratiques de 182 associations françaises ont été analysées à partir de l’exploitation d’une base de données quantitatives. Les résultats des régressions multiples menées font état d’un effet positif de la gouvernance sur les engagements sociaux et environnementaux, tout en soulignant la nécessité de procéder à des études au cas par cas de ces liens. L’association de mécanismes de gouvernance à chaque type de responsabilités telle que proposée par la théorie néo-institutionnelle est alors explorée. Les échelons de la pyramide des responsabilités sociales et environnementales dédiés à la reddition des comptes et à l’éthique ressortent comme liés. Nos résultats débouchent sur un questionnement du concept de responsabilité sociétale des organisations et sur le constat que la théorie néo-institutionnelle ne permet pas d’étudier l’efficacité des mécanismes qu’elle promeut. Ils nous conduisent à recommander d’actualiser les référentiels français et les chartes dans ce sens.

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Nonprofit governance in times of Covid-19: should organizations change their practices and strategy in the middle of a crisis?

Face aux crises, les organisations à but non lucratif (OBNL) se sont concentrées sur leur viabilité financière, mais d’autres aspects opérationnels sont à prendre en compte (par exemple, l’activité ou l’implication des bénévoles). Cette étude vise à déterminer si les changements de gouvernance effectués par les OBNL en temps de crise ont amélioré la viabilité organisationnelle. Le lien entre les changements de gouvernance et la viabilité organisationnelle est examiné dans le cadre d’une community engaged research. Cette étude est basée sur une enquête menée auprès de 10 926 OBNL françaises et sur le cadre conceptuel de l’orientation sociétale. Les résultats montrent qu’un changement de gouvernance en pleine crise peut protéger la viabilité de l’organisation, si les bénéficiaires et les membres restent au cœur de la cible stratégique et si le contenu du bénévolat reste stable. Cette étude appelle donc à une meilleure analyse des risques des changements de gouvernance pour les parties prenantes internes, tant du point de vue de la recherche qu’au sein des organisations elles-mêmes. Les résultats prolongent les travaux récents sur les changements de gouvernance et soulignent la pertinence de l’orientation sociétale en temps de crise. Cette étude contribue à contrer les critiques régulièrement formulées à l’égard de la gouvernance (en particulier en France) et souligne l’importance du maintien du conseil d’administration dans les OBNL. Elle invite les OBNL à prendre des décisions qui protègent à tout moment leurs valeurs, leur mission et leurs bénéficiaires.

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Guillaume PLAISANCE – Guillaume PLAISANCE – Guillaume PLAISANCE