Présentation

Bordeaux, et tellement plus – G. Plaisance 

          Bordelo-bordelais comme j’aime le dire, à la différence de la plupart de mes camarades ou de mes amis, voici ce qui me caractérise en premier lieu. Né à Bordeaux, j’ai la chance d’y poursuivre encore aujourd’hui mes études, au plus proche de ma famille. Un luxe dont je jouis chaque jour, évoluant dans une sublime et dynamique ville, que j’apprécie tant, pour laquelle j’aime m’engager d’une façon ou d’une autre ; aujourd’hui grâce à la sphère associative, demain, sans doute dans le cadre de ma vie professionnelle.

          Deuxième luxe qui a longtemps été le mien : la liberté de ne pas choisir. J’ai en effet trouvé dans ma région tous les moyens de m’épanouir : je n’ai pas eu à choisir entre Bordeaux et des études spécifiques ; même si ce luxe sera sans doute éphémère quand sera venu le temps d’entrer dans le monde de l’entreprise – bien que, qui sait ! -. Le Lycée Montaigne comme Sciences Po Bordeaux ont su et savent me satisfaire ; à l’instar de l’écosystème associatif ou de la vie culturelle, l’un et l’autre véritables sources d’inspiration et bulle d’oxygène au quotidien.

          Mon attachement à Bordeaux, qui restera toujours la ville de mon enfance et de ma jeunesse, explique le titre que j’ai donné à mon site. L’avenir s’ancrera toujours sur ces fondations solides, que sont ma vie ici et la proximité de mes proches. Ce même avenir, je ne l’ai tracé que récemment, délibérément, encore une fois grâce à Sciences Po qui m’a permis de délimiter les contours de mon projet professionnel au cours des dernières années.

          Ce projet n’est pas, d’ailleurs, un choix en tant que tel, au contraire : c’est une nouvelle fois le choix de ne pas choisir ! Le contrôle de gestion et la direction financière présentent tous les trois l’immense avantage d’être ouverts à toutes les parties prenantes : des salariés aux dirigeants, des partenaires aux tiers extérieurs… Autrement dit, ces fonctions supports sont l’opportunité à mes yeux, au-delà de mon attrait pour les chiffres et la gestion des entreprises, d’être au contact de tout un chacun ; faisant varier les situations et les rencontres, desquelles l’on sort grandi.

          C’est cette vision, précisément, que j’ai souhaité défendre au coeur des engagements qui peuvent être les miens. Qu’il s’agisse des médias que j’ai fondés, de Prémices et de son accompagnement des jeunes, ou encore de mes publications ; tous reposent sur une idée fondamentale : la croyance dans la richesse de l’échange et la capacité de chacun à agir et à être acteur de sa vie. Je m’intéresse à ce titre notamment aux jeunes et à l’engagement, pour les uns parce que la Jeunesse est notre avenir, pour l’autre parce qu’il nous fait exister.

          Dans une certaine mesure, je pense que les organisations incroyables que sont les entreprises, lieux d’échanges comme de tensions, peuvent répondre à ces considérations. En effet, chacun a une place cruciale en leur sein ; et point de bonne gestion sans transparence, clarté et vision. En l’occurrence, ces trois conditions sont, en partie, proposées par la direction financière et le contrôle de gestion ; qui peuvent être humains, malgré l’image parfois délétère que l’on peut en avoir, à tort.

          Bien entendu, cette existence, que je nourris avec ma future carrière comme avec mes engagements, ne serait rien sans les oeuvres, qu’elles soient musicales ou philosophiques, imaginaires ou réelles. Elles favorisent l’introspection, valorisent l’intimité, et ainsi permettent un encore meilleur retour au monde social. Elles font partie de moi, et il me serait impossible de me passer des symphonies ou des concepts existentialistes. 

          Agir, œuvrer, travailler, tel semble être le triptyque que j’ai retenu dans ces quelques lignes, comme un écho à certaines visions de l’Homme. Sans doute ai-je oublié certaines facettes, auquel cas je vous invite simplement à venir échanger avec moi pour ensemble les découvrir. Toujours est-il que ce triptyque me permet de répondre à l’injonction arendtienne qui suit, et c’est à mes yeux fondamental !

Ce que je propose est donc très simple : rien de plus que de penser ce que nous faisons.
Hannah Arendt